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PRÉSENTATION DE LA MALAISIE

Jungle primaire intacte depuis des millions d’années et îles bordées de plages de sable blanc, frénésie des rues de Kuala Lumpur et charme suranné de la vieille ville de Penang, tours jumelles les plus élevées de la planète et maisons longues tribales nichées le long des rivières, la Malaisie revêt une multitude de visages. A l’image de sa population, mosaïque ethnique composée de Malais, de Chinois, d’Indiens et des descendants de nombreuses tribus aborigènes, elle accueille le voyageur de son chaleureux sourire. Berceau de la civilisation perdue de l’Empire hindo-bouddhiste de Langkasuka et des premiers sultanats du Sud-Est asiatique, cette terre d’aventure, paradis de l’écotourisme et de la plongée sous-marine, séduit tout autant par son authenticité que par sa capacité à s’adapter aux défis posés par le XXIe siècle.

Bienvenue en Malaisie, dans un monde qui ravit les amoureux de la nature, randonneurs, plongeurs, spéléologues ou botanistes, les passionnés d’ethnologie, d’archéologie ou d’histoire, les gourmets et toutes les personnes sensibles au charme de cet Orient éternel qui n’en finit pas de faire rêver des générations de voyageurs et d’aventuriers.

Population

Le gouvernement malaisien estime que la population atteint les 27 millions d'habitants.

Le nom de "Malaisie" vient de "Malais", qui désigne le groupe ethnique majoritaire (62 %) du pays. Il y a environ 25 % de Malaisiens d'origine chinoise et 10 % d'origine indienne, dont les ancêtres se sont établis il y a plusieurs générations. Il y a aussi les "Orang Asli" - populations autochtones ainsi que des minorités eurasiennes à Kuala Lumpur, Melaka et Penang.

La population malaisienne est jeune et en expansion, elle a doublé en 30 ans. Le taux de natalité des Malais est supérieur à celui des autres groupes ethniques. La population réside aux 3/4 sur la péninsule Malaise.

Langues

Le malais (langue officielle), chinois, anglais, tamoul. 35% de la population savent parler l'anglais, langue en constante progression, surtout chez les plus jeunes.

Monnaie : le ringgit (Rm)

Le ringgit malaisien (RM) est annexé depuis 1998 au dollar américain pour éviter les fluctuations importantes qui avaient été à l’origine de la crise financière de 1997. Un dollar américain équivaut à 3,80 ringgits. Un euro représente donc entre 4,50 et 5 ringgits.

Vêtements à emporter en Malaisie

Il peut pleuvoir n'importe quand, mais les averses sont généralement brèves et violentes. Prévoir tout de même un imper genre poncho, surtout si vous allez dans la jungle. Petite laine recommandée pour les Cameron Highlands et autres stations. Sinon, vêtements légers, en coton, pour tout le pays. Bonnes chaussures de marche pour les treks dans la jungle.

Mesdames et mesdemoiselles, rien de trop aguicheur dans ce pays musulman : bras et jambes nus sont inconvenants pour visiter les mosquées - et cela vaut aussi pour les hommes, qui se verront refuser l’entrée s’ils sont en short. Cela dit, on prête le plus souvent des vêtements couvrants à l’entrée.
L'utilisation du nom de « Malaisie » pour désigner la péninsule malaise est récente. Ce nom est la francisation de Malaya dans l'expression « British Malaya » (Malaisie britannique) par laquelle les Britanniques désignaient, à partir de la fin du XIXe siècle, les territoires qu'ils contrôlaient sur la péninsule.

Jusqu'en 1912, le nom de « Fédération de Malaisie » ne s'appliquait qu'à l'entité créée en 1896 par les Britanniques et devenue indépendante en 1957, « l'Union malaise » (Malayan Union). Celle-ci regroupait, dans la péninsule malaise, les États Malais, qui avaient auparavant le statut de protectorats, et les Strait Settlements, c'est-à-dire les colonies de Malacca, Penang et Singapour.

Lorsque les territoires britanniques de Bornéo, Sabah (British North Borneo) et Sarawak deviennent indépendants en 1963 et acceptent de rejoindre la Malaisie, la nouvelle entité est baptisée du néologisme de « Malaysia ».

En français, « Malaisie » avait à l'origine un autre sens. En 1831, Jules Dumon d'Urville proposait à la Société de géographie de Paris une organisation de l'Océanie en quatre parties :
  • la Polynésie (« les nombreuses îles »),
  • la Mélanésie (« les îles noires »),
  • la Micronésie (« les petites îles »)
  • la Malaisie.
Par ce dernier nom, Dumont d'Urville entendait une région regroupant l'Indonésie, la Malaisie et les Philippines actuelles. À l'époque en effet, on considérait que les habitants de cette région pouvaient être désignés par le terme englobant de « Malais ».

Au sens strict du terme, les Malais sont les populations qui parlent la langue malaise et qui habitent le littoral oriental de l'île de Sumatra, les îles Riau, la péninsule Malaise et le littoral de l'île de Bornéo. Le traité de Londres de 1824 entre Anglais et Hollandais se traduira par un partage en deux de ce monde malais. On ne saurait donc identifier celui-ci à la seule Malaisie.

Pour éviter la confusion, on utilise le gentilé « malaisien » pour désigner ce qui relève de la Malaisie comme État, le mot « malais » désignant ce qui relève de la langue, de la culture, de l'ethnie, et couvrant donc un territoire plus vaste. Ainsi, l'expression « monde malais » au sens strict désigne l'aire géographique habitée par les Malais et décrite plus haut.

1511 marque la première présence européenne en Malaisie avec la prise de la ville de Malacca (Melaka en malais) par le vice-roi portugais des Indes, Afonso de Albuquerque, parti de Goa à la tête d'une flotte de dix-huit bateaux et 1 200 hommes.

La prise de Malacca par les Portugais aura eu deux conséquences fondamentales : la rupture du réseau des marchands de l'Asie du Sud-Est insulaire et péninsulaire, et la christianisation de l'est de l'archipel indonésien.

En 1641, les Hollandais de la VOC (Vereenigde Oostindische Compagnie ou « Compagnie hollandaise des Indes orientales »), alliés à Johor, prennent à leur tour Malacca aux Portugais. La Malaisie actuelle résulte de l'entrée en 1963 des territoires britanniques de Bornéo devenus indépendants, Sabah et Sarawak, dans la Fédération de Malaisie, elle-même devenue indépendante en 1957.

Comme les autres pays asiatiques, la Malaisie bénéficie au début des années 1990 d'un afflux massif de capitaux étrangers qui se retirent ensuite, déstabilisant la monnaie puis l'économie des pays.
Tous les Malais sont musulmans (c’est même écrit dans la Constitution). Cet attachement à une même religion d’État assure bien évidemment une certaine cohésion.

Un islam particulier

Même si les grands préceptes islamiques rythment la vie malaise, principalement dans les kampung, l'islam malais est plutôt tolérant dans l'ensemble (un bémol toutefois en ce qui concerne les États islamiques du Nord-Est, comme le Kelantan ou le Terengganu, où les principes de la vie musulmane sont appliqués au pied de la lettre). Il semblerait néanmoins qu'on assiste à la montée d'un certain fondamentalisme.

Les non-musulmans et a fortiori les touristes sont rarement inquiétés. Mais attention, une fille occidentale ne manquera pas de se faire siffler ou écopera de quelques réflexions si elle se promène seule et sans foulard dans certains États du Nord-Est ! Il va sans dire qu'on choquera en se montrant seins nus sur la plage ; quant aux bains de mer, en certains endroits (les plages près des villes de la côte est), mieux vaut les prendre tout habillé pour les dames !

Légendes

Autre spécificité de la religion malaise (qui peut expliquer certaines différences avec d'autres formes de l'islam) : la permanence tenace, à l'instar de l'islam pratiqué en Indonésie, de vieilles superstitions héritées de quelques cultes hindouistes et d'anciennes croyances animistes. Ce sont les fameuses légendes propres à certaines régions du pays (les îles Langkawi, par exemple) mais aussi la certitude, chez la plupart des Malais, que l'âme des morts se réincarne toujours en un quelconque démon, spectre ou esprit malveillant !

Indiens et Chinois

La plupart des Indiens de Malaisie sont hindous. Mais une grande partie d'entre eux sont musulmans. Leurs ancêtres auraient d'ailleurs converti les Malais à l'islam.

Les Chinois sont, en majeure partie, bouddhistes, mais plusieurs formes de bouddhisme sont pratiquées, selon les temples fréquentés, les écoles et les moines...

Pays voisins

La Malaisie partage ses frontières terrestres avec le Brunei (381 km), l'Indonésie (1 178 km) et la Thaïlande (506 km), et dispose de 4 675 km de côtes. Elle est également reliée à Singapour, par deux ponts traversant le détroit de Johor.

Superficie : 329 750 km2.

Le territoire de la Malaisie est formé de deux entités bien distinctes séparées par la mer de Chine méridionale.
  • La Malaisie occidentale ou Malaisie péninsulaire (au sud de la Thaïlande) s’étire le long du détroit de Malacca, du sud de la Thaïlande jusqu’à l’île de Singapour. Elle est divisée du nord au sud par une longue chaîne montagneuse dont le point culminant se situe à 2 189 m (Mont Tahan) et où subsistent de vastes zones forestières. La côte ouest est marécageuse et plate, la côte est se compose, au contraire, de longues plages de sable. Les cultures et plantations sont d'abord situées le long des plaines côtières. Le nord du pays (Perlis et Kedah) est considéré comme le grenier à riz du pays.
  • La Malaisie orientale est composée des territoires du Sarawak et du Sabah situés au nord de l’Indonésie dans la partie septentrionale de l’immense île tropicale de Bornéo que la Fédération partage avec son voisin indonésien et avec le petit sultanat de Brunei. Cette partie représente 15 % de la population sur 60 % du territoire. Elle est essentiellement composée de forêts tropicales humides et d'un relief assez élevé (mont Kinabalu, 4 100 m).

Plaines, montagnes et rivières

La chaîne de montagnes Titiwangsa s’élève du nord-est au centre de la péninsule. Peu peuplé et difficile d’accès, le cœur de la Malaisie occidentale demeure l’un des principaux sanctuaires de la vie sauvage. Une longue plaine fertile, grenier alimentaire de la Fédération, s’étend le long de la côte ouest, où sont également concentrées les plus grandes zones industrielles du pays. La côte orientale est une succession de longues plages de sable blanc bordées de cocotiers et de deltas marécageux. Sur Bornéo, sillonné par un vaste réseau de fleuves et de rivières, le mont Kinabalu, toit de la Malaisie - qui est également le pic le plus élevé d’Asie du Sud-Est - culmine à 4 093 m d’altitude.

Forêt vierge

Près des trois cinquièmes du territoire sont recouverts d’une dense jungle tropicale dont le cœur est demeuré intact depuis des millions d’années. Laboratoire naturel renfermant plus de 10 000 plantes et 2 000 arbres tropicaux, la Malaisie fait le bonheur des chercheurs de l’industrie pharmaceutique. La faune est tout aussi impressionnante. Des centaines de mammifères, d’oiseaux, de reptiles et des dizaines de milliers d’insectes habitent les lieux. La déforestation, un mal dont ont beaucoup souffert les Etats de Bornéo, fait peser une menace constante sur l’écosystème. Une vingtaine de parcs nationaux, disséminés sur l’ensemble du territoire, permet néanmoins de préserver cet héritage naturel tout en développant un écotourisme de qualité.

Paradis sous-marin

La Malaisie est dotée d’un littoral de près de 5 000 km. Des centaines de petites îles recouvertes par la jungle tropicale et bordées de plages parsèment ses eaux territoriales qui renferment une vie sous-marine parmi les plus variées et les plus colorées du globe. Au milieu des récifs de coraux, des canyons sous-marins et des gorgones géantes, des milliers d’espèces de poissons, de coquillages, de reptiles et de mammifères marins peuplent des eaux cristallines. Plusieurs parcs marins ont été créés par les autorités pour préserver la richesse de ce patrimoine.